86 termes expliqués simplement : les coups, le jeu, les règles, le terrain, le matériel et les compétitions.
A
AbandonCompétition et circuit
Arrêt d’un match en cours, le plus souvent sur blessure : le joueur qui abandonne perd la rencontre, et son adversaire est qualifié pour le tour suivant. À ne pas confondre avec le forfait, déclaré avant le début du match.
Frappe ralentie qui fait tomber le volant juste derrière le filet, dans le camp adverse. Joué du fond du court ou près du filet, l’amorti oblige l’adversaire à se précipiter vers l’avant ; bien caché, il ressemble au départ à un dégagement ou à un smash.
Officiel assis sur une chaise haute près du filet, qui annonce le score, applique le règlement et sanctionne les fautes de conduite. En compétition, il travaille avec un juge de service et des juges de ligne.
Abréviation familière de badminton, très utilisée dans les clubs, sur les réseaux sociaux et dans la presse spécialisée française : on « va au bad », on joue « au bad ».
BlocLes coups
Défense qui renvoie un smash en présentant la raquette presque immobile devant soi, pour que le volant retombe court, juste derrière le filet. Le bloc utilise la vitesse du smash adverse plutôt que la force de celui qui défend.
Badminton World Federation, la fédération internationale de badminton. Elle fixe les Lois du badminton, organise le circuit mondial (BWF World Tour), les championnats du monde et les compétitions par équipes, et publie le classement mondial.
Circuit mondial des tournois professionnels organisé par la BWF. Les tournois sont classés en Super 100, 300, 500, 750 et 1000 selon leur dotation et les points qu’ils rapportent, et la saison se termine par les Finales du World Tour.
Contour rigide du tamis de la raquette, dans lequel passe le cordage. Il est en graphite sur la plupart des raquettes actuelles ; sa forme (ronde ou isométrique, plus carrée) influence la taille de la zone de frappe efficace.
Sanction de l’arbitre pour mauvaise conduite : le carton jaune est un avertissement, le carton rouge donne une faute, donc un point, à l’adversaire, et le carton noir entraîne la disqualification du joueur.
Demande d’un joueur de revoir à la vidéo une décision de ligne (volant dedans ou dehors), sur les grands tournois équipés d’un système d’arbitrage vidéo. Chaque joueur ou paire dispose d’un nombre limité de challenges par set.
Les joueurs changent de demi-terrain à la fin de chaque set et, dans le troisième set, quand le premier camp atteint 11 points, pour que personne ne profite longtemps d’un côté plus favorable (éclairage, courants d’air).
Chaussures de salle à semelle en gomme, adhérente et peu épaisse, avec un bon maintien latéral, conçues pour les arrêts et les changements de direction du badminton. Les chaussures de course, plus hautes et moins stables sur les côtés, exposent davantage aux entorses.
Classement FFBaDCompétition et circuit
Classement des joueurs licenciés en France, calculé à partir des points gagnés en compétition, dans chaque discipline (simple, double, mixte). Il va de N1, le plus haut niveau, à P12, puis NC pour les non classés, et sert à composer les tableaux des tournois.
Classement publié par la BWF, calculé sur les points gagnés en tournoi pendant les 52 dernières semaines. Il détermine les têtes de série, l’accès aux tournois et la qualification pour les Finales du World Tour, les championnats du monde et les Jeux olympiques.
Réponse à un amorti par un autre coup court, joué près du filet, qui renvoie le volant juste de l’autre côté. Il demande un toucher très fin et sert à reprendre l’initiative ou à forcer l’adversaire à lever le volant.
Situation où l’adversaire part du mauvais côté parce que le volant est joué à l’opposé de son déplacement ou de son appui. Un contre-pied réussi rend souvent le volant imprenable, même sans frappe puissante.
Fil synthétique tendu dans le tamis de la raquette. Un cordage fin donne plus de toucher et de puissance mais casse plus vite ; un cordage plus épais dure plus longtemps. Il se change régulièrement, avec une tension choisie selon le niveau.
Bande de 46 centimètres de chaque côté du terrain, comprise entre la ligne de côté du simple et celle du double. Elle est en jeu en double et hors du terrain en simple.
Frappe jouée du côté de la main qui tient la raquette, la paume tournée vers le volant. La plupart des frappes au-dessus de la tête, comme le smash ou le dégagement, se jouent en coup droit.
Le terrain de badminton : un rectangle de 13,40 mètres de long et de 6,10 mètres de large en double (5,18 mètres en simple), séparé en deux demi-terrains par le filet, selon les Lois du badminton de la BWF.
Frappe haute et longue qui envoie le volant au fond du court adverse. Le dégagement défensif, très haut, donne du temps pour se replacer ; le dégagement offensif, plus tendu, cherche à passer au-dessus de l’adversaire avant qu’il ne recule.
Smash joué avec moins de puissance et plus de précision, pour chercher un angle ou garder l’équilibre. Plus rapide qu’un amorti et moins fatigant qu’un smash complet, il pousse l’adversaire à lever le volant.
Match à deux contre deux, en double messieurs, double dames ou double mixte. Le jeu y est plus rapide qu’en simple, avec beaucoup de drives et de smashs, et les deux partenaires alternent entre position d’attaque et position de défense.
Double associant une joueuse et un joueur. Traditionnellement, la joueuse prend le filet et le joueur le fond du court en attaque, mais les paires de haut niveau varient de plus en plus les rôles.
Frappe tendue et rapide, jouée à hauteur d’épaule, qui file presque à plat au-dessus du filet. Très utilisé en double, le drive garde l’échange sous pression sans lever le volant.
Répartition du poids d’une raquette, souvent exprimée en millimètres depuis le bas du manche. Une raquette tête lourde favorise la puissance, une raquette tête légère la maniabilité et la défense, une raquette équilibrée se situe entre les deux.
Erreur qui donne le point à l’adversaire : volant tombé dehors ou arrêté par le filet, volant touché deux fois, contact du joueur ou de la raquette avec le filet, volant frappé avant qu’il ait franchi le filet, service irrégulier.
Geste qui annonce un coup et en joue un autre au dernier moment, par exemple une préparation de smash qui se termine en amorti, pour mettre l’adversaire à contre-pied.
Grand pas en avant, genou au-dessus du pied, qui permet d’aller chercher un volant bas, surtout au filet. C’est le déplacement le plus fréquent du badminton, et il faut savoir s’en relever vite pour se replacer.
Fédération française de badminton. Elle délivre les licences, organise les championnats de France, les interclubs et les tournois homologués, établit le classement des joueurs en France et sélectionne l’équipe de France.
Filet tendu au milieu du court, haut de 1,524 mètre au centre et de 1,55 mètre au-dessus des lignes de côté du double, selon les Lois du badminton. Le toucher avec le corps ou la raquette pendant l’échange est une faute.
Tournoi de fin de saison réservé aux huit meilleurs joueurs ou paires de chaque tableau au classement du BWF World Tour. Il se joue en poules, puis en demi-finales et finale, avec la plus grosse dotation du circuit.
Absence d’un joueur ou d’une paire qui ne dispute pas un match prévu, par exemple pour blessure : l’adversaire est qualifié sans jouer. Un forfait déclaré en cours de match s’appelle un abandon.
Bande enroulée autour du manche de la raquette pour améliorer la prise en main et absorber la transpiration. Le surgrip, plus fin, se pose par-dessus et se change souvent ; l’épaisseur du grip modifie la taille du manche.
Championnat par équipes de clubs organisé en France, où chaque rencontre comprend plusieurs matchs de simple et de double, messieurs, dames et mixte. Le Top 12 en est la division la plus haute.
Ensemble des coups joués près du filet : amortis, contre-amortis, volants brossés, rushs et lobs. Le premier joueur qui prend le volant haut au filet prend souvent l’avantage de l’échange.
Ensemble des déplacements sur le court : départ depuis la position d’attente, pas chassés, pas croisés, fentes et retour au centre. Un bon jeu de jambes permet de frapper le volant tôt, donc plus haut et avec plus de choix.
Officiel chargé de surveiller une ligne du terrain, qui signale à l’arbitre si le volant est tombé dedans ou dehors. Sa décision peut être contestée par un challenge vidéo sur les grands tournois.
Officiel assis près du filet qui contrôle la régularité du service : hauteur de frappe, position des pieds, mouvement continu. Il annonce les fautes de service à l’arbitre.
Frappe décisive vers le bas, jouée au filet sur un volant trop haut, pour terminer l’échange. Le terme anglais est courant dans les clubs français, où l’on parle aussi de rush.
Point rejoué sans changement de score, annoncé par l’arbitre quand un incident imprévu gêne l’échange (volant venu d’un autre terrain, par exemple) ou quand le serveur sert avant que le receveur soit prêt.
Les lignes du terrain font partie de la zone qu’elles délimitent : un volant qui touche la ligne est bon. Elles mesurent 40 millimètres de large et sont de couleur blanche ou jaune.
Frappe jouée depuis l’avant du terrain qui renvoie le volant haut et au fond du court adverse, souvent en réponse à un amorti. Le lob donne du temps pour se replacer mais laisse l’attaque à l’adversaire.
Partie de la raquette que l’on tient en main, recouverte du grip. Sa taille se règle avec l’épaisseur du grip ; un manche trop gros ou trop fin gêne les changements de prise.
Badminton adapté aux joueurs en situation de handicap, au programme paralympique depuis Tokyo 2020. Il compte six catégories : deux en fauteuil (WH1, WH2), trois debout (SL3, SL4, SU5) et une pour les joueurs de petite taille (SH6).
Pause d’au plus 60 secondes accordée quand le premier camp atteint 11 points dans un set ; les joueurs peuvent boire et écouter leur entraîneur. Deux minutes au plus séparent deux sets.
Code utilisé par les fabricants pour le poids d’une raquette sans cordage : 2U (90 à 94 g), 3U (85 à 89 g), 4U (80 à 84 g), 5U (75 à 79 g). Plus le chiffre est grand, plus la raquette est légère et maniable.
En double, placement en avant-arrière : un joueur se tient au filet pour couper les retours, l’autre au fond du court pour smasher. L’équipe la prend dès qu’elle peut frapper le volant vers le bas.
Position de base entre deux frappes : jambes fléchies, poids sur l’avant des pieds, raquette devant soi. Elle permet de partir vite dans toutes les directions dès que l’adversaire frappe.
En double, placement côte à côte : chaque joueur couvre une moitié du court en largeur pour défendre les smashs adverses. L’équipe la prend quand elle a dû lever le volant.
Groupe de joueurs ou d’équipes qui se rencontrent tous, avant une phase à élimination directe. Les Finales du World Tour, les Jeux olympiques et les compétitions par équipes commencent par des poules.
Façon de tenir la raquette comme pour serrer une main, le manche dans les doigts plutôt qu’au fond de la paume. Elle permet de jouer la plupart des coups et de passer vite à la prise de revers, pouce posé à plat sur le manche.
Fin de set disputée quand les deux camps sont à 20 partout : il faut alors deux points d’écart pour gagner le set, et à 29 partout, le camp qui marque le 30e point l’emporte.
Tours préliminaires disputés avant le tableau principal d’un tournoi, qui permettent à des joueurs moins bien classés d’y accéder. Les qualifiés rejoignent ensuite les joueurs directement admis.
Instrument du joueur, composé d’un tamis cordé, d’un cadre, d’une tige et d’un manche recouvert d’un grip. Une raquette adulte pèse en général de 75 à 95 grammes sans cordage ; son poids, son équilibre et sa rigidité changent le jeu.
Au badminton, le volant est remis en jeu par un service après chaque point ; le camp qui vient de gagner l’échange sert, depuis la zone droite si son score est pair et la zone gauche s’il est impair.
Retour vers le centre du court après chaque frappe, pour être prêt à jouer le coup suivant. Un bon replacement compte autant que la qualité de la frappe, surtout en simple.
Frappe jouée du côté opposé à la main qui tient la raquette, le dos de la main tourné vers le volant. Le revers du fond du court est l’un des gestes les plus difficiles du badminton.
En double, passage d’une position à l’autre, de l’attaque à la défense et inversement, selon la trajectoire du volant, sans laisser de zone vide sur le court.
Attaque rapide au filet sur un volant encore haut, frappé vers le bas avant qu’il ne retombe. Le rush est fréquent en double, sur un service ou un amorti trop haut de l’adversaire.
Frappe qui met le volant en jeu, en diagonale, vers la zone de service adverse. Le serveur garde une partie de chaque pied au sol, frappe le volant sous la hauteur maximale fixée par le règlement et ne doit pas marquer d’arrêt dans son geste.
Service qui passe juste au-dessus du filet et retombe près de la ligne de service avant. Il est la règle en double, pour empêcher l’adversaire d’attaquer dès le retour.
Service haut qui retombe au fond de la zone de service adverse. Plus courant en simple, il éloigne l’adversaire du filet mais lui laisse le temps de préparer un smash.
Partie d’un match, gagnée par le premier camp qui marque 21 points avec deux points d’écart, dans la limite de 30. Un match se joue au meilleur des trois sets : le premier qui en gagne deux l’emporte.
Exercice de déplacement sans volant, où le joueur reproduit les trajectoires et les gestes d’un échange, vers les quatre coins du court. Il travaille le jeu de jambes, le replacement et l’endurance.
Match à un contre un, en simple messieurs ou simple dames, joué sur le terrain étroit (5,18 mètres de large). Le jeu y est plus long et plus physique qu’en double, avec beaucoup de dégagements, d’amortis et de replacements.
Frappe où le tamis frotte le volant de biais au lieu de le frapper à plat, pour le ralentir ou dévier sa trajectoire. On l’utilise surtout pour des amortis et des smashs trompeurs.
Frappe descendante et puissante, jouée au-dessus de la tête, qui envoie le volant vers le sol adverse. C’est le coup d’attaque principal du badminton : un smash bien placé gagne souvent plus de points qu’un smash très rapide.
Smash frappé en l’air, après une impulsion, pour gagner de la hauteur et un angle plus descendant. Spectaculaire, il coûte beaucoup d’énergie et demande un replacement rapide à la réception.
Les autres catégories du BWF World Tour, de la plus modeste (Super 100) à la plus prestigieuse après le Super 1000 (Super 750). Plus la catégorie est haute, plus la dotation et les points au classement sont importants.
La catégorie la plus haute du BWF World Tour, avec les plus grosses dotations et le plus de points au classement mondial. L’All England et les Opens de Malaisie, d’Indonésie et de Chine en font partie.
Au badminton, chaque échange rapporte un point, quel que soit le serveur. Un set se gagne en 21 points avec deux points d’écart, dans la limite de 30, et un match au meilleur des trois sets.
Chacune des cinq épreuves d’un tournoi : simple messieurs, simple dames, double messieurs, double dames et double mixte. Le mot désigne aussi le déroulé des matchs à élimination directe, du premier tour à la finale.
Partie cordée de la raquette, qui frappe le volant. Le centre du tamis, appelé zone de frappe idéale, donne le meilleur rendement ; un tamis plus large pardonne davantage les frappes décentrées.
Force avec laquelle le cordage est tendu dans le tamis, en kilos ou en livres. Une tension élevée donne plus de contrôle aux joueurs confirmés qui frappent fort ; une tension plus basse pardonne davantage et convient mieux aux débutants.
Joueur ou paire placé dans le tableau selon son classement, pour que les meilleurs ne se rencontrent pas dès les premiers tours. La tête de série numéro 1 est en principe la mieux classée des engagés.
Partie fine de la raquette qui relie le cadre au manche, appelée aussi shaft. Une tige rigide donne une frappe précise mais exigeante ; une tige souple aide à générer de la vitesse avec un geste moins ample.
La première division des interclubs en France, qui réunit les douze meilleures équipes de clubs du pays et une partie des meilleurs joueurs français et étrangers.
Indice qui adapte un volant en plumes à la température et à l’altitude de la salle : plus il fait froid, plus on choisit un volant rapide, parce que l’air froid freine davantage. Les fabricants l’indiquent par un chiffre (76, 77, 78…) ou une couleur.
Le projectile du badminton : une base en liège recouverte de cuir, dans laquelle sont plantées 16 plumes d’oie ou de canard. Il pèse de 4,74 à 5,50 grammes selon les Lois du badminton ; des volants synthétiques, en nylon, existent aussi.
Frappe au filet qui fait tourner le volant sur lui-même en le frottant, ce qui rend sa trajectoire imprévisible et sa reprise difficile. On parle aussi de spin ou de filet brossé.
Volant à jupe synthétique, plus résistant et moins cher qu’un volant en plumes, mais dont la trajectoire est différente, avec une décélération moins nette. Il est courant à l’entraînement, en loisir et chez les jeunes.
Rectangle où le serveur et le receveur doivent se tenir pendant le service, délimité par la ligne de service avant (à 1,98 mètre du filet), la ligne médiane, la ligne de côté et la limite arrière, qui diffère en simple et en double.